29 septembre 2006

OPERA TRIP 2 : SOPHIE’S CHOICE & 9 PARTS OF DESIRE

Bonjour,


Voici le 2nd épisode de ma série de pestacles « que je vais me faire et que ça va être trop bien » aux EtatsUstates d’Américains par heure.

Au Programme :


- SOPHIE’S CHOICE -


http://www.dc-opera.org/ourseason/sophieschoice.asp
‘Credi soir
Protagonistes : Madame 90% copie conforme, i.e. Pernilla (that’s nasty !) and me




Alors cet opéra est une adaptation du film éponyme avec Meryl Streep, d’Alan Pakula (1982), qui est lui-même une adaptation du livre de William Styron. J’insiste bien sur le fait que l’opéra est une adaptation du film et pas du livre, car j’ai retrouvé beaucoup beaucoup d’éléments cinématographiques. C’est vraiment un opéra moderne, « a company premiere », du coup je ne savais pas à quelle sauce j’allais être mangé…

Résultat… C’est particulier, faut le voir une fois dans sa vie, ça c’est sûr, mais je n’irai pas tous les jours. D’abord, c’est mis en scène comme au ciné, à travers des flash-back qui ne sont pas faciles à reproduire sur scène… Ensuite, j’avais l’impression d’entendre de la musique de film… Il n’y avait pas d’air, un truc qu’on fredonne après coup, c’était juste de la musique d’ambiance qui ne donne que très très peu de frissons. Et enfin, et c’est l’élément le plus bizarre je trouve, pas d’air dans les chants non plus. On pourrait comparer les chanteurs à des rappeurs d’opéra !

Genre les parole sont culculs aussi, c’est « Ah je me demande bien quelle heure il est, as-tu l’heure mon cher ami ? » « Tu fais chier vas t’acheter une montre » etc. mais prononcées à la façon opéra. Ça fait bizarre !


Donc j’ai un peu bloqué les 20 premières minutes puis après on s’y fait, surtout qu’il y quand eu 4-5 très très beaux passages, notamment bien évidemment celui ou Sophie arrivant à Auschwitz doit choisir entre son fils et sa fille, ouah, dur… et très bien mis en scène avec la soprano qui hurle sur scène … Silence dans la salle …


En gros, l’histoire c’est ça. On est en 1947 et Sophie a réussi à survivre à Auschwitz. Elle refait sa vie à New-York avec un mec qui s’averre être complètement schizo. On la voit donc dans plusieurs situations de la vie quotidienne mais qui vont lui rappeler des éléments de son passé, d’où les flash-back. Ces retours en arrière sont souvent les meilleurs moments d’ailleurs. Et on apprend petit à petit qu’elle est partie à Auschwitz avec ses enfants, et qu’en arrivant elle a reçu « une faveur » puisque l’officier lui a laissé le choix entre un de ces 2 enfants… Puis elle survit au camp grâce à ses compétences de traductrices. En fricotant avec un officier, elle réussit à faire libérer son fils qui part dans les jeunesses hitlérienne mais qu’elle ne reverra plus jamais. Tout ceci l’a forcément un peu perturbée, donc elle ne finit pas super et ne vit pas vieille dirons nous.


Oh et encore une fois big merci mon l’entreprise car je ne sais pas dire autrement que on avait des places de bâtards !!! Voilà (la croix rouge) :

Le genre de place que je ne pourrais pas m’offrir avant quelques années puisque cela frise avec les deux cents dol la place (je l’écris ainsi pour pas que Madame Pernilla comprenne, ce n’est pas très gentleman sinon !).






- NINE PARTS OF DESIRE -


(Final dress rehearsal = répète générale)
http://www.arenastage.org/season/06-07/nine-parts-of-desire/
Jeudi soir
Protagonistes : Ana, femme mariée, pas touche (moi Tarzan, toi Jane) et bibi




C’est la troisième fois de suite que je vais voir une représentation sans savoir trop où je mets les pieds. Du coup là j’harangue tout le monde pour aller voir « une comédie musicale marrante à l’Arena Stage (la même que la première fois, celle qui est en rond) », finalement la représentation était une sorte de monologue terriblement réel et triste sur un panel de femmes en Irak aujourd’hui, et ceci dans une annexe de l’Arena Stage… ! Pierre, spécialiste.


Je crois que la 1ère chose qui s’est imposée à moi comme à Ana : le spectacle le plus improbable de voir au EtatsUstates !!! Vraiment, c’était le contraire du manichéisme, de la prise de position mickey et du happy end américain. Perso, j’étais même été (en tant que Français plutôt habitué à avoir des débats d’opinion assez poussés) plutôt sidéré par la qualité de la réflexion, la diversité des points de vue et la capacité de l’actrice à pénétrer et transcrire des personnages simples, réels et profonds. Il est impossible que cette personne soit américaine, trop ouverte ! D’ailleurs j’tente de chopper son e-mail, je veux la féliciter.


Le thème donc était cette seule personne sur scène entrant dans la peau de plusieurs femmes irakiennes, de différentes couches sociales, métiers, ayant des expériences différentes (on en a compté 7-8 avec Ana, mais il devrait y en avoir 9 vue le titre). Sa force : très profonde, elle m’a bluffé. Et donc elle raconte alternativement la vie sous bombes vue par une artiste, une enfant, une vieille dame, la vie avec Sadam, ses exactions, les disparitions de proches, etc.



***


Encore dans les remarques d’ordre générale, toujours pas de sonnette avant le pestacle, pour la reprise après l’intermission (mon nouveau mot). Pas de tip pour les ouvreuses, des programmes gratuits, pas beaucoup d’applaudissements à la fin. Mais tout ça c’est déjà dit, juste que c’est bizarre.

Si aussi, pour Sophie’s Choice la moyenne d’age de la salle était folle, genre que des têtes grises, blanches ou sans cheveux. Et vu les fringues, on avait une sacrée petite brochette de multimillionnaires dans la salle. L’opéra est encore moins « populaire » ici qu’en France.


Voilou
Changez pas, restez les mêmes
Pierre.com






1 Comments:

Blogger Peter Pan in Neverland said...

Vi-vre dans un cha-teau
c'est difficile
pour une fille
de 11 ans
...

12:27 PM  

Enregistrer un commentaire

<< Home