FIELD TRIP : WHITE HOUSE part 2
Amis lecteurs bonjour,
Voici pour vous la suite des aventures palpitantes de Pierre et Marc au pays de l'Oncle Sam. Resume de l'episode precedent : nos deux comperes s'appretaient a penetrer le temple du pouvoir americain, la Maison Blanche.
Aujourd'hui, donc, la maitresse nous a emmene a la Maison Blanche. Pour cela, elle nous a demande de bien nous habiller, pas de jeans, pas de T shirt, rien de tout ca.
Alors, moi, j'ai mis mon joli costume a rayures que j'ai achete pour l'AIPM au Printemps. Classe. La maitresse nous avait bien tous mis en garde d'arriver les mains dans les poches, parce que depuis le 11 septembre, les choses ne sont plus vraiment comme avant, on l'aura bien compris. A la Maison Blanche, ils ne presentent plus de liste de choses a ne pas apporter, comme dans les avions (armes blanche, arme a feu, grenades), ils font une liste des choses a apporter. A savoir :
- des cles
- un porte feuille
- un telephone portable
- Un ID. Evidemment.
Le reste est interdit. Pour cette raison, il n'y aura pas de photo, l'appareil numerique n'est pas sur la liste.
On est donc arrive a 11h15 a l'entree des visiteurs. La maitresse nous a dit qu'on ne pouvait que visiter la partie Est, l'autre etant reservee au president.
Avoir son passeport et faire partie d'un groupe ne suffit pas pour rentrer. Comme dans Charlie et la chocolaterie, il faut avoir son ticket gagnant, a savoir etre sur LA liste. Pour cela, il faut s'inscrire 6 mois avant, ou alors avoir un mari qui travaille dans les services secret et qui connait des gens, comme celui de la maitresse. Deux agents avec des lunettes de soleil et des petites oreillettes verifient les entrees avec les listes. Une liste pour les citoyens US, une autre pour les ressortissants etrangers. Soit.
Seulement, la liste des etrangers n'avait pas encore ete impimee lorsqu'on est arrive, du coup les francais/suedois/allemands se sont vu refuses l'acces avec un aimable "step aside, please". Les agents ne rigolaient vraiment pas, surtout le plus jeune des 2 qui avaient encore de l'acne. Mais a defaut de s'etre occupe de sa vilaine peau, il avait une oreillette, et faisait tout pour montrer que c'etait lui le chef et que c'etait lui qui commandait. Nous non plus on ne rigolait pas, malgre le ridicule de la situation.
Apres quelques minutes, un autre superieur du boutonneux est arrive et a demande a ce qu'on lui presente nos passeports. Il n'en a verifie que 2 (alors que nous etions 5) dont celui de Pierre. Il a demande a ce que les passeports soient ouverts a la page des visas, ce que tout le monde a fait et il a verifie les noms.
- M.A.I.N.D.... is that you're last name?
- yes
- What about you're first name, is that Paris?
- ... No. It's Pierre.
Sur les visas figurent le nom de la ville d'emisson au dessus du nom de famille. Le prenom est en dessous.
Apres ce controle, l'agent est parti, la tete haute et l'air tres affaire. Nous, on attendait toujours. Nos copains americains et la maitresse etaient deja rentres.
Apres encore quelques minutes, encore un autre agent a oreillette est arrive avec la liste qui allait nous faire rentrer. On allait enfin pouvoir rentrer dans la chocolaterie et rencontrer le grand Willy Wonka.
Deuxieme controle : le detecteur de metaux et les rayons X. Classique, ca devient une habitude.
Et nous voila rentres dans la belle Maison Blanche. On penetre par la East wing. En fait, c'est un peu le musee des horreurs de la demeure. Il y a des photos des presidents presentees par theme. Les presidents et leurs amis etrangers. Les presidents et les associations d'handicapes. Les presidents et leurs animaux de compagnie. President Bush est dans tous les cadres. Il a beaucoup d'amis et les gens autour de lui sont tous tres heureux. Meme son Westie semble l'apprecier.
Cette partie, aussi passionnante qu'elle puisse sembler, ne revele pas forcement la substantifique moelle du monument, parce que, comme dirait Ana, "si c'est pour voir des photos de presidents, je peux aller sur internet".
Alors, apres, on traverse le rez de chaussee. Il y a la bibliotheque, avec plus de 2700 ouvrages sur l'Histoire des Etats-Unis (sic), le salon vermeil et le salon chinois. Il y a aussi les tasses a cafe de Lincoln et les petites cuillers de Nixon. Heirloom stuff. En face, un magnifique portrait de Hillary Clinton et des autres First ladies nous contemplent. Il est tres difficile de decrire ce genre de tableaux, tant le style est different de ce que l'on peut trouver outre Atlantique. Heureusement, par la magie de google image il est possible d'en obtenir une tres fidele reproduction. La qualite du detail laisse reveur et l'artiste Jean-Pierre Croute a vraiment saisi toute la beaute du sujet.

La visite se poursuit a l'etage dans la East Room, une sorte de Versailles miniature en rate. C'est dans cette piece que les corps de Kennedy et Lincoln ont ete pesentes. Un agent a oreillette est la pour assurer la securite du lieu, et repondre aux questions.
Ensuite, on traverse les salons vert, bleu et rouge. D'un gout parfois douteux, ces salons de reception sont bien gardes par un agent a oreillette qui prend en general son travail tres a coeur. Une dame devant nous a voulu toucher les tentures en soie ou polyamide du mur, le petit agent l'a vite remise a sa place. A la difference du gardien de musee francais, Jean-Pierre Oreillette n'est jamais assis sur une petite chaise en plastique dans un coin de salle. Il est debout, au milieu de la piece, bras croises et jambes legerement ecartees, de preference avec un chewing-gum, entre le fauteuil Louis XV et la table Restauration. Une chose est sure, c'est qu'il y a des bouquets magnifiques dans chaque piece et que ca sent tres bon partout.
Enfin, on finit par la State Dining Room utilisee 2 a3 fois par semaine. C'est une salle a manger, avec une table. Et des chaises. Et un lustre. Voila. Le chemin vraiment tres tres bien balise nous mene ensuite dehors, la ou le president donne ses conferences de presse, puis vers la sortie, juste a cote de tous les manifestants anti-Bush (cf photo dans un autre article).
Ce qui est bien c'est que le parcours fort bien balise est rassurant pour les visiteurs agoraphobes et que les nombreux agents a oreillette (une quinzaine sur tout le parcours) sont toujours pret a aider les visiteurs perdus, donc recalcitrants, a trouver la sortie. Ils repondent aussi aux questions.
On finit la visite en passant devant le check point des services secret. Ils sont facilement reconnaissables parce que tout de noir vetus. Et comme le Port Salut, c'est ecrit dessus, tres gros en blanc dans le dos "POLICE SECRET SERVICE". Parfois, on se croirait en Union Sovietique ici. Le mari de la maitresse fait ca comme metier, elle nous l'a encore rappele hier. Ils ont des sortes de combinaisons noires avec des poches partout, comme un gilet de pecheur mais version integrale, et l'attirail qui va avec : le pistolet a la cuisse, la mitraillette en bandouliere, le gilet par-balle, et l'oreillette bien sur. Eux, ils rigolent encore moins que le boutonneux de l'entree principal. Passez-moi l'expression, mais si quelqu'un a un jour invente le dicton "se branler la nouille", c'est tres certainement les services secrets de la Maison Blanche. La population fortement majoritaire des environs se composant exclusivement d'ecureuils et de moineaux, leur mission ferait d'avantage penser a celle de gardes champetre/botaniste/militant pour Greenpeace qu'a celle d'agent secret.
On n'a pas vu les jardiniers a oreillette, ni les snipers malheureusement.
Encore une journee placee sous le signe de la bonne humeur et de la franche rigolade.
A bientot pour de nouvelles aventures.
Marc
PS : Il n'y a pas d'accents en raison du clavier Americain sur lequel je tape.
Voici pour vous la suite des aventures palpitantes de Pierre et Marc au pays de l'Oncle Sam. Resume de l'episode precedent : nos deux comperes s'appretaient a penetrer le temple du pouvoir americain, la Maison Blanche.
Aujourd'hui, donc, la maitresse nous a emmene a la Maison Blanche. Pour cela, elle nous a demande de bien nous habiller, pas de jeans, pas de T shirt, rien de tout ca.
Alors, moi, j'ai mis mon joli costume a rayures que j'ai achete pour l'AIPM au Printemps. Classe. La maitresse nous avait bien tous mis en garde d'arriver les mains dans les poches, parce que depuis le 11 septembre, les choses ne sont plus vraiment comme avant, on l'aura bien compris. A la Maison Blanche, ils ne presentent plus de liste de choses a ne pas apporter, comme dans les avions (armes blanche, arme a feu, grenades), ils font une liste des choses a apporter. A savoir :
- des cles
- un porte feuille
- un telephone portable
- Un ID. Evidemment.
Le reste est interdit. Pour cette raison, il n'y aura pas de photo, l'appareil numerique n'est pas sur la liste.
On est donc arrive a 11h15 a l'entree des visiteurs. La maitresse nous a dit qu'on ne pouvait que visiter la partie Est, l'autre etant reservee au president.
Avoir son passeport et faire partie d'un groupe ne suffit pas pour rentrer. Comme dans Charlie et la chocolaterie, il faut avoir son ticket gagnant, a savoir etre sur LA liste. Pour cela, il faut s'inscrire 6 mois avant, ou alors avoir un mari qui travaille dans les services secret et qui connait des gens, comme celui de la maitresse. Deux agents avec des lunettes de soleil et des petites oreillettes verifient les entrees avec les listes. Une liste pour les citoyens US, une autre pour les ressortissants etrangers. Soit.
Seulement, la liste des etrangers n'avait pas encore ete impimee lorsqu'on est arrive, du coup les francais/suedois/allemands se sont vu refuses l'acces avec un aimable "step aside, please". Les agents ne rigolaient vraiment pas, surtout le plus jeune des 2 qui avaient encore de l'acne. Mais a defaut de s'etre occupe de sa vilaine peau, il avait une oreillette, et faisait tout pour montrer que c'etait lui le chef et que c'etait lui qui commandait. Nous non plus on ne rigolait pas, malgre le ridicule de la situation.
Apres quelques minutes, un autre superieur du boutonneux est arrive et a demande a ce qu'on lui presente nos passeports. Il n'en a verifie que 2 (alors que nous etions 5) dont celui de Pierre. Il a demande a ce que les passeports soient ouverts a la page des visas, ce que tout le monde a fait et il a verifie les noms.
- M.A.I.N.D.... is that you're last name?
- yes
- What about you're first name, is that Paris?
- ... No. It's Pierre.
Sur les visas figurent le nom de la ville d'emisson au dessus du nom de famille. Le prenom est en dessous.
Apres ce controle, l'agent est parti, la tete haute et l'air tres affaire. Nous, on attendait toujours. Nos copains americains et la maitresse etaient deja rentres.
Apres encore quelques minutes, encore un autre agent a oreillette est arrive avec la liste qui allait nous faire rentrer. On allait enfin pouvoir rentrer dans la chocolaterie et rencontrer le grand Willy Wonka.
Deuxieme controle : le detecteur de metaux et les rayons X. Classique, ca devient une habitude.
Et nous voila rentres dans la belle Maison Blanche. On penetre par la East wing. En fait, c'est un peu le musee des horreurs de la demeure. Il y a des photos des presidents presentees par theme. Les presidents et leurs amis etrangers. Les presidents et les associations d'handicapes. Les presidents et leurs animaux de compagnie. President Bush est dans tous les cadres. Il a beaucoup d'amis et les gens autour de lui sont tous tres heureux. Meme son Westie semble l'apprecier.
Cette partie, aussi passionnante qu'elle puisse sembler, ne revele pas forcement la substantifique moelle du monument, parce que, comme dirait Ana, "si c'est pour voir des photos de presidents, je peux aller sur internet".
Alors, apres, on traverse le rez de chaussee. Il y a la bibliotheque, avec plus de 2700 ouvrages sur l'Histoire des Etats-Unis (sic), le salon vermeil et le salon chinois. Il y a aussi les tasses a cafe de Lincoln et les petites cuillers de Nixon. Heirloom stuff. En face, un magnifique portrait de Hillary Clinton et des autres First ladies nous contemplent. Il est tres difficile de decrire ce genre de tableaux, tant le style est different de ce que l'on peut trouver outre Atlantique. Heureusement, par la magie de google image il est possible d'en obtenir une tres fidele reproduction. La qualite du detail laisse reveur et l'artiste Jean-Pierre Croute a vraiment saisi toute la beaute du sujet.

La visite se poursuit a l'etage dans la East Room, une sorte de Versailles miniature en rate. C'est dans cette piece que les corps de Kennedy et Lincoln ont ete pesentes. Un agent a oreillette est la pour assurer la securite du lieu, et repondre aux questions.
Ensuite, on traverse les salons vert, bleu et rouge. D'un gout parfois douteux, ces salons de reception sont bien gardes par un agent a oreillette qui prend en general son travail tres a coeur. Une dame devant nous a voulu toucher les tentures en soie ou polyamide du mur, le petit agent l'a vite remise a sa place. A la difference du gardien de musee francais, Jean-Pierre Oreillette n'est jamais assis sur une petite chaise en plastique dans un coin de salle. Il est debout, au milieu de la piece, bras croises et jambes legerement ecartees, de preference avec un chewing-gum, entre le fauteuil Louis XV et la table Restauration. Une chose est sure, c'est qu'il y a des bouquets magnifiques dans chaque piece et que ca sent tres bon partout.
Enfin, on finit par la State Dining Room utilisee 2 a3 fois par semaine. C'est une salle a manger, avec une table. Et des chaises. Et un lustre. Voila. Le chemin vraiment tres tres bien balise nous mene ensuite dehors, la ou le president donne ses conferences de presse, puis vers la sortie, juste a cote de tous les manifestants anti-Bush (cf photo dans un autre article).
Ce qui est bien c'est que le parcours fort bien balise est rassurant pour les visiteurs agoraphobes et que les nombreux agents a oreillette (une quinzaine sur tout le parcours) sont toujours pret a aider les visiteurs perdus, donc recalcitrants, a trouver la sortie. Ils repondent aussi aux questions.
On finit la visite en passant devant le check point des services secret. Ils sont facilement reconnaissables parce que tout de noir vetus. Et comme le Port Salut, c'est ecrit dessus, tres gros en blanc dans le dos "POLICE SECRET SERVICE". Parfois, on se croirait en Union Sovietique ici. Le mari de la maitresse fait ca comme metier, elle nous l'a encore rappele hier. Ils ont des sortes de combinaisons noires avec des poches partout, comme un gilet de pecheur mais version integrale, et l'attirail qui va avec : le pistolet a la cuisse, la mitraillette en bandouliere, le gilet par-balle, et l'oreillette bien sur. Eux, ils rigolent encore moins que le boutonneux de l'entree principal. Passez-moi l'expression, mais si quelqu'un a un jour invente le dicton "se branler la nouille", c'est tres certainement les services secrets de la Maison Blanche. La population fortement majoritaire des environs se composant exclusivement d'ecureuils et de moineaux, leur mission ferait d'avantage penser a celle de gardes champetre/botaniste/militant pour Greenpeace qu'a celle d'agent secret.
On n'a pas vu les jardiniers a oreillette, ni les snipers malheureusement.
Encore une journee placee sous le signe de la bonne humeur et de la franche rigolade.
A bientot pour de nouvelles aventures.
Marc
PS : Il n'y a pas d'accents en raison du clavier Americain sur lequel je tape.


2 Comments:
Bon, j'imagine que vous vous en foutez mais je suis toujours aussi fan de vos petites histoires... genre "martine à la plage" remplacés par "p&m à la maison blanche" ... j'ai fait le même parcours il y 2 semaines avec un tout autre groupe (profondément émerveillé) mais je l'ai toutefois vécu de façon beaucoup moins imagée ... Merci pour ces bonnes barres de rire (et très bonne appréciation de l'endroit et de la situation, je confirme) !
Et pourtant je les ai bien vu ces jardiniers à oreillettes, et ces snipers qui jouent à cache cache sur le toit...
Pour vous qui aimez bien les écureuils, je vous recommande chaudement Lafayette Park, c'est un peu Time Square écureuil.
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